J'entends des meubles qu'on déplace : ça bouge à l'intérieur.
Nicodème ou le sens de la vie
Journal d'une âme ~ Qui nous fera voir le bonheur ? (Ps 4, 7)
dimanche 16 octobre 2011
mardi 30 août 2011
Mangeons et buvons !
La réponse est... "Le repas de Jésus". Y' a trois ans, je quittais la Cène pour cause d'indigestion : trop d'messe sur ce bateau qui m'conduisait en Terre Sainte. Depuis, j'avais séché la party dominicale. J'disais : "ça veut p'us rien dire pour moi ; j'comprends rien à ce truc ; ça a p'us d'sens". J'attendais de repiger.
Pourtant, quand j'y allais, à chaque fois ça f'sait vibrer un truc en moi, comme un mec qui rentre de voyage, qui a du plaisir à s'retrouver chez lui, mais qui s'sent quand même étranger. I' reconnaît tout, mais son regard a changé. C'est p'us pareil.
C'week-end, dans une église, ch'uis tombé sur une feuille qui parlait de "manger" et de "faim". Et là, ça s'est éclairci, mon sentiment d'étrangeté a disparu.
La messe, c'est quoi ? C'est le repas d'Jésus, simplement. Il m'invite à déjeuner, à partager sa table pour discuter, pour l'écouter, pour m'écouter, pour passer un peu de temps avec lui, pour nourrir pour la vie que j'ai à mener.
La semaine dernière, j'étais seul chez moi, j'en ai profité pour aller au ciné, sortir me balader et dîner avec des amis.
J'me rappelle particulièrement de ce dîner incroyable avec une amie. On a commencé à parler de D.ieu. Elle me parlait de sa quête qui lui tordait les boyaux, des moments de ténèbres qu'elle avait traversés quand elle était tombée malade, des gens qui avaient là pour là dans l'abîme, juste au moment où elle avait le plus besoin.
Manifestement, D.ieu était auprès d'elle depuis longtemps et multipliait les appels du pied. Elle en était très proche mais comme de l'autre côté d'un rideau de tulle. Elle était éclairée dans les ténèbres d'une lumière surnaturelle.
Il n'y avait qu'un pas à faire pour rencontrer celui qui l'attirait à Lui depuis si longtemps. Moi, je ne pouvais rien faire. Son pas, c'était le sien. La seule chose que je pouvais faire, c'est prier D.ieu de la soutenir pour l'aider à franchir ce petit pas.
On était sur une terrasse, il faisait bon. Alors, à un moment donné, j'lui ai dit : "Si tu veux, je peux prier pour toi, là, maintenant ?". Elle a accepté. "Qu'est-ce que tu aimerais demander à D.ieu ?". Elle m'a dit qu'elle souhaitait ne plus revivre la maladie qui l'avait frappé.
Alors, j'ai prié pour elle à voix haute, devant nos verres de vin et nos assiettes vides. J'ai remercié D.ieu pour tout ce qu'il a fait pour elle, et j'ai demandé à D.ieu de la préserver de la maladie.
Je lui ai demandé si elle avait besoin d'être raccompagnée. Elle m'a répondu que non : habituellement, elle avait peur de rentrer la soir, mais ça allait : elle se sentait paisible.
Cette soirée fut étoilée. Je suis rentré chez moi en titubant alors que j'avais peu bu. Il s'était passé quelque chose de profond et de puissant.
En écrivant ces lignes, je comprends que j'avais le "coeur tout brûlant", comme les disciples sur le chemin d'Emmaüs. Nous avions relu les signes de la présence de D.ieu auprès d'elle, nous avions partagé l'amitié et le pain, j'avais prononcé une bénédiction et une demande, et le Christ s'était révélé à nous en disparaissant.
Je n'ai pas recontactée mon amie depuis. Je ne veux pas être tenté de mettre la main sur son chemin : il a appartient à elle et à Lui. Il est le meilleur guide possible.
Pour ma part, en marchant ce week-end sur le chemin qui mène à moi-même (40 km en deux jours pour me dégourdir les jambes), en priant dans le sanctuaire de mon saint Patron, en échangeant sur la route avec des frères qui portait le Nazaréen au coeur, j'ai compris que c'est dans un repas que peuvent se dire et se vivre des choses belles, fortes et essentielles.
Jésus était avec nous lors de ce dîner avec mon amie. Je peux le rejoindre à sa table tous les jours, et particulièrement chaque dimanche à l'église du coin, où il mange avec ses amis. Y'a une place pour moi.
Pourtant, quand j'y allais, à chaque fois ça f'sait vibrer un truc en moi, comme un mec qui rentre de voyage, qui a du plaisir à s'retrouver chez lui, mais qui s'sent quand même étranger. I' reconnaît tout, mais son regard a changé. C'est p'us pareil.
C'week-end, dans une église, ch'uis tombé sur une feuille qui parlait de "manger" et de "faim". Et là, ça s'est éclairci, mon sentiment d'étrangeté a disparu.
La messe, c'est quoi ? C'est le repas d'Jésus, simplement. Il m'invite à déjeuner, à partager sa table pour discuter, pour l'écouter, pour m'écouter, pour passer un peu de temps avec lui, pour nourrir pour la vie que j'ai à mener.
La semaine dernière, j'étais seul chez moi, j'en ai profité pour aller au ciné, sortir me balader et dîner avec des amis.
J'me rappelle particulièrement de ce dîner incroyable avec une amie. On a commencé à parler de D.ieu. Elle me parlait de sa quête qui lui tordait les boyaux, des moments de ténèbres qu'elle avait traversés quand elle était tombée malade, des gens qui avaient là pour là dans l'abîme, juste au moment où elle avait le plus besoin.
Manifestement, D.ieu était auprès d'elle depuis longtemps et multipliait les appels du pied. Elle en était très proche mais comme de l'autre côté d'un rideau de tulle. Elle était éclairée dans les ténèbres d'une lumière surnaturelle.
Il n'y avait qu'un pas à faire pour rencontrer celui qui l'attirait à Lui depuis si longtemps. Moi, je ne pouvais rien faire. Son pas, c'était le sien. La seule chose que je pouvais faire, c'est prier D.ieu de la soutenir pour l'aider à franchir ce petit pas.
On était sur une terrasse, il faisait bon. Alors, à un moment donné, j'lui ai dit : "Si tu veux, je peux prier pour toi, là, maintenant ?". Elle a accepté. "Qu'est-ce que tu aimerais demander à D.ieu ?". Elle m'a dit qu'elle souhaitait ne plus revivre la maladie qui l'avait frappé.
Alors, j'ai prié pour elle à voix haute, devant nos verres de vin et nos assiettes vides. J'ai remercié D.ieu pour tout ce qu'il a fait pour elle, et j'ai demandé à D.ieu de la préserver de la maladie.
Je lui ai demandé si elle avait besoin d'être raccompagnée. Elle m'a répondu que non : habituellement, elle avait peur de rentrer la soir, mais ça allait : elle se sentait paisible.
Cette soirée fut étoilée. Je suis rentré chez moi en titubant alors que j'avais peu bu. Il s'était passé quelque chose de profond et de puissant.
En écrivant ces lignes, je comprends que j'avais le "coeur tout brûlant", comme les disciples sur le chemin d'Emmaüs. Nous avions relu les signes de la présence de D.ieu auprès d'elle, nous avions partagé l'amitié et le pain, j'avais prononcé une bénédiction et une demande, et le Christ s'était révélé à nous en disparaissant.
Je n'ai pas recontactée mon amie depuis. Je ne veux pas être tenté de mettre la main sur son chemin : il a appartient à elle et à Lui. Il est le meilleur guide possible.
Pour ma part, en marchant ce week-end sur le chemin qui mène à moi-même (40 km en deux jours pour me dégourdir les jambes), en priant dans le sanctuaire de mon saint Patron, en échangeant sur la route avec des frères qui portait le Nazaréen au coeur, j'ai compris que c'est dans un repas que peuvent se dire et se vivre des choses belles, fortes et essentielles.
Jésus était avec nous lors de ce dîner avec mon amie. Je peux le rejoindre à sa table tous les jours, et particulièrement chaque dimanche à l'église du coin, où il mange avec ses amis. Y'a une place pour moi.
samedi 25 juin 2011
Prier, c'est aussi se préparer à agir
J'ai repéré cette perle dans Pèlerin cette semaine. J'aime, dans cette phrase la simplicité et la limpidité de sa pensée et la façon dont il met sur un plan équivalent "Dieu" et "notre conscience".
Je crois que Dieu s'adresse à nous aussi par notre conscience.
"Prier, ce n'est pas donner des ordres à Dieu pour résoudre une situation, dit le franciscain Alain Richard, fondateur des Cercles de silence (rassemblement pour protester contre le sort réservé aux sans-papiers). Le silence nous invite au contraire à rechercher en nous ce que Dieu, ou notre conscience, attend que nous fassions."
Je crois que Dieu s'adresse à nous aussi par notre conscience.
"Prier, ce n'est pas donner des ordres à Dieu pour résoudre une situation, dit le franciscain Alain Richard, fondateur des Cercles de silence (rassemblement pour protester contre le sort réservé aux sans-papiers). Le silence nous invite au contraire à rechercher en nous ce que Dieu, ou notre conscience, attend que nous fassions."
mardi 21 juin 2011
Je suis en mouvement
"En premier : tu", qu'on peut traduire "Au commencement est la relation". C'est l'une des traductions possibles, en hébreu, du premier verset de la Bible "Au commencement, Dieu créa le ciel est la terre".
Si Dieu est Emmanuel, c'est-à-dire "Dieu avec nous", cela signifie que le mode de présence de Dieu, c'est d'être avec. Etre avec nous, et pour nous, être avec lui. Moi, être avec moi, avec les autres, mes frères.
Dans "Etre avec", il n'y aucune notion de faire. Notre vie prend son sens, ses sens, à partir du moment où nous acceptons d'être avec lui en toute circonstance.
Pour cela, il faut nous dessaisir de nos certitudes. Accepter le non-définitif, l'être, qui est toujours en mouvement, insaisissable. Vivant.
Si Dieu est Emmanuel, c'est-à-dire "Dieu avec nous", cela signifie que le mode de présence de Dieu, c'est d'être avec. Etre avec nous, et pour nous, être avec lui. Moi, être avec moi, avec les autres, mes frères.
Dans "Etre avec", il n'y aucune notion de faire. Notre vie prend son sens, ses sens, à partir du moment où nous acceptons d'être avec lui en toute circonstance.
Pour cela, il faut nous dessaisir de nos certitudes. Accepter le non-définitif, l'être, qui est toujours en mouvement, insaisissable. Vivant.
dimanche 19 juin 2011
Au Louvre, je suis resté blotti contre le Christ de Rembrandt
![]() |
| Le Christ, Rembrandt, vers 1657-1661 Huile sur toile - 109,2 cm x 90,2 cm - © The Hyde Collection, New York / Photo Joseph Levy |
ô Seigneur, je me suis rendu au musée du Louvre à l'heure où tes fidèles répondent à l'appel des cloches des églises. Il y avait du monde ce matin dans la salle au sol boisé. Elle bruissait de langues proches ou lointaines : Anglais, Espagnol, Russe, Japonais. Et d'autres encore dont je ne connais pas l'origine.
L'exposition expliquait comment ton peintre, Rembrandt, avait travaillé dur pour tenter de dégager une représentation plus vraie et plus personnelle de toi, quand tu étais physiquement avec nous.
Comme lui, je ne me suis jamais satisfait de ces représentations extatiques, fantomatiques, symboliques, éthérées, apollonesques de toi. Toutes trop lointaines de moi, de nous. Comme si tu n'avais jamais foulé du pied notre terre.
Surtout, je ne supportais pas cette satanée auréole qui cerclait ta tête. Comme si, en venant au monde, on t'avait affublé d'un compagnon éclairagiste qui te collait aux basques, son projecteur "poursuite" braqué sur toi.
Ta vie n'a jamais été un spectacle, ni du cinéma.
J'ai senti que le ton changeait quand j'ai découvert ces visages de juifs d'Amsterdam dont la face resplendissait de la lumière que transmet l'étude de la Torah.
Et puis, je suis tombé en arrêt devant ce portrait de toi. Bouleversé, comme un disciple d'Emmaüs.
Tu étais là, m'attendant, bras croisé. La tête légèrement inclinée, le regard interrogatif. "Que veux-tu que je fasse pour toi ?"
Aucune auréole ne cerclait ta tête. Tu étais là devant moi, simplement, en chair et en os — et en âme aussi. Je sentais ton épaisseur. Ta tranquillité rassurante. Ta profondeur. Ta douceur. Ta force.
Si j'avais osé, j'aurais tendu la main pour soupeser ta lourde chevelure ondulée. Ma main aurait glissé jusqu'à ta barbe douce.
Je me serais alors avancé vers toi. Je me serais blotti tout contre ton torse, les yeux fermés et le nez plongé dans ta tunique rugueuse, parfumée de sueur et de la poussière des chemins.
Et j'aurais laissé s'écouler sans bruit des larmes de bonheur, celui de t'avoir trouvé. Pour l'éternité.
— "Rembrandt et la figure du Christ", exposition au Louvre jusqu'au 18 juillet 2011.
mardi 7 juin 2011
Jésus, mon maître, mon rabbi
Jésus, en lisant Un rabbin parle avec Jésus (Jacob Neusner, éd. du Cerf), j'ai été saisi d'une forme de vertige. Et si au fond, Jésus de Nazareth, tu n'étais déjà plus juif quand tes pieds levaient la poussière de Galilée ?
J'ai mieux compris pourquoi certains ne t'avaient pas suivi : tu ne t'adressais plus à ton peuple, l'Israël Eternel, mais tu fixais chacun, personnellement, individuellement. Ta Voie était une rupture si radicale avec les sages de la Torah.
En lisant Marc-Alain Ouaknin (Tsimtsoum, introduction à la méditation hébraïque, Albin Michel), je te retrouve pleinement juif, hassidique même.
Je te reconnais un hidouch ("innovation de sens") renversant, qui allie profondeur, fécondité et désintéressement. "Il a vous a été dit... moi, je vous dit".
Je te trouve dans "l'étonnement" et le "questionnement".
Je t'accueille dans tes questions, qui n'appelaient pas de réponse, mais qui ouvrait une brèche au fond de ceux que tu rencontrais. Et c'est par la brèche qu'entre la lumière.
NB Penser à recueillir toutes les questions que tu poses dans l'Evangile.
Je veux marcher avec Toi qui fait toute chose nouvelle, mon maître, mon rabbi.
--------------------------------------
(1) Tsimtsoum, introduction à la méditation hébraïque, Albin Michel. Chapitre : l'énergie du questionnement, p. 115.
(2) Ibid.
(3) Ibid. pp. 116-1167
J'ai mieux compris pourquoi certains ne t'avaient pas suivi : tu ne t'adressais plus à ton peuple, l'Israël Eternel, mais tu fixais chacun, personnellement, individuellement. Ta Voie était une rupture si radicale avec les sages de la Torah.
En lisant Marc-Alain Ouaknin (Tsimtsoum, introduction à la méditation hébraïque, Albin Michel), je te retrouve pleinement juif, hassidique même.
Je te reconnais un hidouch ("innovation de sens") renversant, qui allie profondeur, fécondité et désintéressement. "Il a vous a été dit... moi, je vous dit".
Je te trouve dans "l'étonnement" et le "questionnement".
La pensée du penseur commence avec l'étonnement. Mais il ne s'agit donc pas d'"être étonné", mais précisément de "s'étonner".Toi, tu t'étonnes de la foi des fils et filles de ton peuple, comme de celle des incirconcis. Tu vois dans une piécette trébuchant dans le trésor du temple un don immense.
L'étonnement hassidique n'est pas une réaction par rapport au monde ; c'est un acte délibéré, volontaire, totalement actif et créatif à la fois. L'origine de cet étonnement ne se trouve pas dans le monde, mais dans l'homme.
L'étonnement doit porter sur tout ce qui nous entoure : le temps, l'espace, les choses, les hommes semblables, les animaux, les plantes, les outils etc., et nous-mêmes. (1)
Je t'accueille dans tes questions, qui n'appelaient pas de réponse, mais qui ouvrait une brèche au fond de ceux que tu rencontrais. Et c'est par la brèche qu'entre la lumière.
NB Penser à recueillir toutes les questions que tu poses dans l'Evangile.
"La réponse est le malheur de la question" (M. Blanchot). En effet, par la question les choses sont amenées, transformées en "possibles", élevées "dramatiquement jusqu'à leur possibilité, au-delà de leur être" (M. Blanchot)". (2)Je vois le Ciel s'ouvrir au-dessus de ma tête quand tu t'étonnes et questionnes.
"Pour que se ranime une tradition sclérosée, durcie, pour éliminer les surcharges dont celle-ci s'est grevée en s'inscrivant dans la durée, pour se débarrasser des alluvions qu'elle a déposées, il faut adopter une attitude fondamentalement critique à laquelle il est possible de donner le nom de destruction pour en marquer la radicalité et l'importance.Jésus, tu es celui qui combat en moi la fatalité et le destin — ces mensonges qui servent à dissimuler la réalité de ton Salut.
Il s'agit d'un acte de destruction totalement positif qui doit permettre à l'homme "de s'ouvrir à nouveau et pour ainsi dire originairement au monde, de se trouver à l'aube d'un nouveau jour du monde où lui-même et tout ce qui est commencent à apparaître sous une nouvelle lumière, où le monde s'offre à lui de manière neuve" (E. Fink) (3)
Je veux marcher avec Toi qui fait toute chose nouvelle, mon maître, mon rabbi.
--------------------------------------
(1) Tsimtsoum, introduction à la méditation hébraïque, Albin Michel. Chapitre : l'énergie du questionnement, p. 115.
(2) Ibid.
(3) Ibid. pp. 116-1167
lundi 6 juin 2011
Où est l'ouverture ?
Ceux qui disent le Seigneur est ici ou bien le Seigneur est là me font peur car ils enferment ta parole dans une prison de sens.
Sur mon chemin, j'ai besoin de retrouver tes questions qui n'attendent pas de réponse, mais qui me font sortir de la prison du sens ; qui m'ouvrent au courant de la vie.
Toi, le Vivant tu es le chemin, la vérité et la vie. La réponse n'est pas univoque. La réponse est dans le mouvement, le déplacement avec toi. Rien n'est figé. Rien n'est arrêté. Tu es toujours en avant. Tu es un chemin, non pas un but ou une destination. Tu es.
Sur mon chemin, j'ai besoin de retrouver tes questions qui n'attendent pas de réponse, mais qui me font sortir de la prison du sens ; qui m'ouvrent au courant de la vie.
Toi, le Vivant tu es le chemin, la vérité et la vie. La réponse n'est pas univoque. La réponse est dans le mouvement, le déplacement avec toi. Rien n'est figé. Rien n'est arrêté. Tu es toujours en avant. Tu es un chemin, non pas un but ou une destination. Tu es.
Inscription à :
Messages (Atom)
