Le rameau
J'avais coupé dans mon jardin un rameau de vigne pour décorer l'autel, et illustrer ce texte.
En écoutant le texte, j'ai tourné spontanément mon regard vers l'auteul et j'ai vu. J'ai vu le rameau dont les feuilles commençaient à se flêtrir. Je n'avais coupé ce rameau qu'une heure et demi plus tôt et il était déjà en train de mourir.
Et je fus envahi par une immense pitié pour ce rameau : je ne pensais pas qu'il pouvait mourir si vite en étant séparé du cep. Cela faisait si peu de temps et il était déjà si mal en point.
Avant cela, je ne me rendais pas compte à quel point le rameau ne pouvait pas se passer du cep. C'est vital !
Je l'avoue, j'en ai pleuré, en me cachant un peu car j'étais en public.
Car ce rameau, c'était moi.
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